Ne cherchez pas à savoir qui je suis. Atypique ou non conforme serait ce qui me conviendrait le mieux. C’est certain ce n’est pas du goût de tout le monde. Tant pis pour les conformistes. Qu’ils restent conformes. J'aimerais vous dire de chacun de mes livres quelque chose qui vienne de l'intérieur. Disons pour commencer que j'écris par plaisir et que mon souhait est de faire partager ce plaisir. J'aime bien dire que "je savais écrire avant de savoir lire".
BELLA CIAO EST MON SECOND ROMAN. C'est certainement celui qui m'a posé le plus de problèmes car au départ le
personnage principal était un narrateur. L'écriture s'est corsée quand il a fallu assumer sa disparition. Je me suis réveillé un matin en me disant qu'il fallait que quelque chose d'important
soit modifié sinon j'étais dans une impasse. La solution s'est faite par la transformation du narrateur en narratrice. Du même coup, le personnage principal devenait la femme. La logique de
l'histoire s'en est trouvée simplifiée et l'écriture facilitée car je pouvais prendre de la distance avec la révolte de Jean-Guihen. J'ai choisi ce prénom car mon souhait était d'avoir un nom du
sud. Je n'en ai pas trouvé de particulièrement intéressant mais j'entendais souvent sur France Musique un jeune violoncelliste, Jean-Guihen Queyras. Il réside dans le 04 et son nom, Queyras, est
celui d'une ancienne république des Escartons des Hautes-Alpes. J'avais trouvé un Prénom.
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"Il me revient ce que tu m'avais dit quand tu m'avais parlé de la musique de ta crémation. Tu avais imaginé qu'en commençant par le premier mouvement tu t'élèverais - ton âme
plutôt - à un certain passage. C'était trop drôle. Toi le mécréant ! Mais tu t'étais bien justifié il faut le reconnaître. Tu m'avais sorti un livre dans lequel on exposait les écrits de
Beethoven au sujet de ce mouvement. Comme s'il citait la Genèse : "Au commencement l'esprit flottait, porté par les eaux." Le développement commence par ce qui ressemble à une répétition de
l'exposition, mais les différentes tonalités s'estompent sans jamais subsister. Il en résulte l'impression de pénétrer dans un monde nouveau. Comme si l'âme s'était détachée du corps. C'est alors
disais-tu que "Quand au cours de ma crémation ce morceau sera joué, mon esprit s'élèvera ! Furtwängler a réalisé la plus belle interprétation de la neuvième, en particulier dans cette
version à laquelle tu tiens par dessus tout, celle de mars 1942, en pleine guerre !. Et puis tu avais ajouté : "Je sais, il n'est pas parti, mais même Schönberg lui avait dit de
rester !"
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C'est le livre pour lequel les éditeurs ont été le plus intéressés. Cinq ont répondu favorablement, mais l'un d'eux voulait que je supprime les passages relatifs au 11 septembre 2001. J'ai refusé car j'estimais que cela montrait qu'il n'avait pas compris ce que je voulais dire sur l'aspect révoltant de cet attentat et la responsabilité des occidentaux. (Bonjour aux R.G.)
A l'origine Bella ciao était une chanson de protestation sur les conditions de travail des "Mondines", femmes travaillant dans les rizières de la plaine du Pô.
Au cours d'une animation de randonnée pédestre j'ai rencontré une femme qui m'a dit que la musique de Bella ciao avait des origines Yiddish. Qui en sait davantage ?
http://www.jetsdencre.fr/index.phtml