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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 17:41

 Le Risque Zéro Le Risque Zéro n’existe pas : Dans ce recueil de nouvelles, j'ai d'abord écrit les titres que j'ai fait précéder non seulement d'un numéro mais que j'ai appelés risques. Déjà il y a une clé pour le titre.

La suite a consisté à m’astreindre à écrire sous six formes différentes une nouvelle correspondant au titre. L’ensemble se veut toujours grinçant, voire autodérisoire. Mais ce qui surprend c’est que je suis souvent parti d’événements réels.

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"Ouvrir sa gueule" est une saynète dans laquelle je me moque de façon ostentatoire de moi-même. Il y a bien eu vol d’un Rembrandt dans un musée de Sicile en 1994 mais découvert seulement en 2007.

« - Monsieur le Professeur Von Rizhokten, vous êtes ce soir avec nous sur ce plateau en public comme spécialiste…

- Pas toi, lui. (Profonde lassitude du producteur.) On coupera après… »

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"Les risques du métier” montrent comment l’Éducation nationale peut être amenée à traiter la maladresse d’un jeune Professeur des écoles. C’est vrai j’y règle quelques petits comptes, mais gentiment. J’aurais pu être beaucoup plus méchant.

« Un jour pourtant elle lui offrit son premier baiser d’amour. Isidore lui dit que sa salive avait le goût de sève. Elle lui raconta alors tout un tas d’événements étranges la concernant. Elle voulait en grandissant devenir une belle jeune fille pour être aimée d’Isidore. Au lieu de cela elle devait cacher l’écorce qui petit à petit remplaçait sa peau. »

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"Il faut vivre dangereusement" a posé beaucoup de problèmes car au départ le Plombier Polonais était Arabe. Le second degré, même s’il était évident, risquait de choquer. C’est le travail des éditeurs de proposer des modifications. Celle-là m’a paru justifiée même si je devais du même coup passer à côté de la dénonciation d’une certaine intolérance. L’aspect littéraire repose sur le jeu de mots, les association d’idées etc. Le côté déjanté n’est qu’une apparence.

« Si on y regarde bien, c’est limite craignos la vie. Faut peut être éviter en fin de compte. Cela comporte des risques. Et puis quand c’est fini on n’a même pas la réponse aux questions qu’on est venu chercher. »

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"Il n’y a pas de plaisir sans risque" est sans doute la nouvelle la plus classique de par sa facture, mais aussi celle qui peut plaire aux femmes de par son sujet. Elle s’appuie sur deux événements réels, mais sans liens entre-eux que j’ai fait concorder pour les besoins de l’histoire.

« Elle commença à avancer quand brusquement des phares s’allumèrent. Elle fut totalement éblouie, au point ne plus rien voir. C’était pire que la nuit. C’était la terreur. »

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Sous forme d’une poésie symbolique "Le tout pour le tout" parle de l’abandon.

.

Des mains m’ont saisi

.

Mon corps est traîné

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Quelques galets me heurtent

.

Si je voulais crier je n’aurais pas mal

.

La douleur m’a abandonné

.

Sans lumière sans douleur sans regard que suis-je

.

Les mots m’ont abandonné

.

Tu m’as abandonné

.

Je suis un homme sans qualité sans hier

.

Aujourd’hui ne peut m’entraîner vers un autre rivage

.

Demain ne m’appelle pas

.

Je me retourne Je te cherche Je suis sans lendemains

 

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Epistolaire est le dernier style que j’aborde dans le dernier risque : Il faut vivre avec son temps". Il s’agit encore une fois d’un récit inspiré d’une histoire vraie.

« Si c’est ce que vous croyez, vous faites erreur deux fois. La première en croyant que je suis partie pour un autre homme et la seconde que je n’étais pas capable d’aimer deux hommes. Car quand je suis partie j’aimais encore votre père, comme peut-être maintenant je l’aime toujours. Comme je vous aimais et vous aime sans doute encore. Le mariage n’est pas une erreur de parcours. »

                                                          *
 
                                       

http://www.jetsdencre.fr/index.phtml

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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 17:26

 Bella ciao  BELLA CIAO EST MON SECOND ROMAN. C'est certainement celui qui m'a posé le plus de problèmes car au départ le personnage principal était un narrateur. L'écriture s'est corsée quand il a fallu assumer sa disparition. Je me suis réveillé un matin en me disant qu'il fallait que quelque chose d'important soit modifié sinon j'étais dans une impasse. La solution s'est faite par la transformation du narrateur en narratrice. Du même coup, le personnage principal devenait la femme. La logique de l'histoire s'en est trouvée simplifiée et l'écriture facilitée car je pouvais prendre de la distance avec la révolte de Jean-Guihen. J'ai choisi ce prénom car mon souhait était d'avoir un nom du sud. Je n'en ai pas trouvé de particulièrement intéressant mais j'entendais souvent sur France Musique un jeune violoncelliste, Jean-Guihen Queyras. Il réside dans le 04 et son nom, Queyras, est celui d'une ancienne république des Escartons des Hautes-Alpes. J'avais trouvé un Prénom.


                                                    *
"Il me revient ce que tu m'avais dit quand tu m'avais parlé de la musique de ta crémation. Tu avais imaginé qu'en commençant par le premier mouvement tu t'élèverais - ton âme plutôt - à un certain passage. C'était trop drôle. Toi le mécréant ! Mais tu t'étais bien justifié il faut le reconnaître. Tu m'avais sorti un livre dans lequel on exposait les écrits de Beethoven au sujet de ce mouvement. Comme s'il citait la Genèse : "Au commencement l'esprit flottait, porté par les eaux." Le développement commence par ce qui ressemble à une répétition de l'exposition, mais les différentes tonalités s'estompent sans jamais subsister. Il en résulte l'impression de pénétrer dans un monde nouveau. Comme si l'âme s'était détachée du corps. C'est alors disais-tu que "Quand au cours de ma crémation ce morceau sera joué, mon esprit s'élèvera ! Furtwängler a réalisé la plus belle interprétation de la neuvième, en particulier dans cette version à laquelle tu tiens par dessus tout, celle de mars 1942, en pleine guerre !. Et puis tu avais ajouté : "Je sais, il n'est pas parti, mais même Schönberg lui avait dit de rester !"

                                                   *
 

C'est le livre pour lequel les éditeurs ont été le plus intéressés. Cinq ont répondu favorablement, mais l'un d'eux voulait que je supprime les passages relatifs au 11 septembre 2001. J'ai refusé car j'estimais que cela montrait qu'il n'avait pas compris ce que je voulais dire sur l'aspect révoltant de cet attentat et la responsabilité des occidentaux. (Bonjour aux R.G.)

A l'origine Bella ciao était une chanson de protestation sur les conditions de travail des "Mondines", femmes travaillant dans les rizières de la plaine du Pô.

Au cours d'une animation de randonnée pédestre j'ai rencontré une femme qui m'a dit que la musique de Bella ciao avait des origines Yiddish. Qui en sait davantage ?

 

http://www.jetsdencre.fr/index.phtml

 

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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 10:45

Nul HommeCE LIVRE EST LE PREMIER QUE J'AI PUBLIE. C'est aussi celui qu'il m'a été le plus facile d'écrire, avec son titre en forme d'aphorisme. Le thème pivot est celui du mythe faustien.

Outre le personnage de Faust lui-même qui est évoqué par exemple avec le rapprochement de son apparence physique qui lui semble ne pas évoluer (Dorian Gray) les personnages font, pour nombre d'entre-eux, partie de l’œuvre de Goethe. Wagner, ici, en est un et non le compositeur de Parsifal.

*

"Il est le plus lâche de tous les hommes. Il la quitte. Il ne la reverra plus jamais. Il marche dans une autre direction qu'elle. Il l'abandonne à son destin. Elle s'est retournée pour chercher l'homme noir. Il l'a vu faire dans le reflet d'une vitrine. Puis il l'entend hurler maintenant.

- Où êtes-vous, je ne vous vois plus ?

Il comprend que la nuit l'a avalé lui aussi. La dernière fois qu'il l'entend elle ne crie plus. Elle émet la plainte d'un chien qui attend son maître."

*

Rohmer a été omniprésent pendant l'écriture de ce roman.J'ai récemment découvert un travail sur "Rohmer et le diable". (Il s'agit d'un texte du CNRS sur Murnau, Rohmer, Wenders et la réappropriation du mythe). Rohmer a participé également à la revue l'Avant Scène de 1977 qui traitait du Faust de Murnau. Enfin son dernier film, "Les Amours d'Astrée et de Céladon" en est encore un bon exemple.

Quelques amis m'ont servi en raison de leur personnalité à baliser l'histoire. Mais j'y aborde des thèmes qui me tiennent à cœur comme le rapport normal/pathologique ou réel/imaginaire.

Le thème de la liberté sexuelle est également très important (et non pas celui de la libération des mœurs). J'y fait part de la conception que j'en ai, à savoir celle d'une sexualité consentie et non pas judiciarisée. Michel Foucault n'est pas loin et je viens de découvrir une auteure, (Marcela Iacub, "Par le trou de la serrure", Fayard), qui aborde cette question sous l'aspect historique mais également légal avec le constat d'une présence croissante de la loi dans nos mœurs. Sous son vernis libéral, la société est on ne peut plus interventionniste dans ce domaine et par certains aspect, je la trouve puritaine. Le point d’articulation de mon roman serait donc la légalité.

                                                                            *

La première édition de ce livre étant épuisée, vous ne le trouverez plus neuf que sur PriceMinister.

http://www.priceminister.com/

 

http://www.editions-persee.fr/beta/search.php

 

 

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  • : Le blog de Michel PONTE - auteur
  • : Ne cherchez pas à savoir qui je suis. Atypique ou non conforme serait ce qui me conviendrait le mieux. C’est certain ce n’est pas du goût de tout le monde. Tant pis pour les conformistes. Qu’ils restent conformes. J'aimerais vous dire de chacun de mes livres quelque chose qui vienne de l'intérieur. Disons pour commencer que j'écris par plaisir et que mon souhait est de faire partager ce plaisir. J'aime bien dire que "je savais écrire avant de savoir lire".
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